Le ventre dans l’histoire de l’art

Le ventre dans l’histoire de l’art

NOUS PARLONS DE … ART ; mais que faut il doc raconter par rapport à cela

L’ART RACONTE LE CORPS

Pour faire brièvement le point sur la représentation du corps dans l’art, il sera fait référence à la représentation du corps nu, afin de comprendre comment l’homme s’est représenté au fil du temps, sans s’attarder sur tous ces éléments qui, de temps à autre, l’ont identifié par des fioritures ou des attributs ajoutés à son être naturel pur.

Les représentations réalisées par les artistes peuvent être considérées à la fois comme un reflet direct de la perception de soi et comme un reflet de ce qu’est notre corps pour les autres. Analyser leur parcours revient donc à pouvoir construire une carte de la perception de soi et des autres dans l’histoire. L’art qui raconte le corps est donc une invitation à comprendre comment ce processus de production d’images a évolué et comment les artistes ont pu traduire dans leurs œuvres les signaux des changements intervenus au cours des siècles dans la représentation du corps humain. On tentera de parvenir à une analyse iconologique des œuvres qui, comme le dit O. Calabrese dans “Le langage de l’art” Bompiani, “passe de l’identification du sujet à une lecture de l’œuvre qui relie cette dernière à la complexité de la culture et des attitudes mentales de l’époque où elle a été composée”.

À ses débuts,

L’art n’était pas seulement un langage pour communiquer des expériences, mais s’imposait comme une forme capable d’interagir avec les forces naturelles ou même le divin. Cela se voit dans les plus anciennes représentations du corps humain, telles qu’elles se manifestent dans les peintures rupestres et surtout dans l’intention de réduire la représentation corporelle de la femme à un symbole, dans la Vénus de Willendorf, 25 000 ans avant Jésus-Christ.

Vénus de Willendorf

Cette sculpture en pierre calcaire, d’une taille de 11 cm seulement, contient déjà toute la complexité d’une œuvre d’art dans ses composantes symboliques et conceptuelles. Le visage de la “Vénus” est dissimulé par une sorte de “casque” de cheveux, créé par une décoration dense appelée “coquille”. Le fait qu’il n’y ait aucune trace des traits du visage et que le ventre et les seins soient particulièrement accentués nous amène à considérer que celui qui a décidé de sculpter cette figure féminine était déjà pleinement conscient qu’il construisait un symbole de fertilité.

Déesse des serpents

Un autre stade intéressant de l’évolution artistique est celui de la “déesse des serpents”. C’est une figure récurrente dans la sculpture de l’ancienne civilisation minoenne. La physicalité éclatante de la “déesse des serpents”, avec ses danses de ventre dont les seins ronds émergent d’un corsage cintré à la taille, dépasse certainement la représentation symbolique de la divinité chthonique pour devenir une véritable représentation de la femme, qui détient le pouvoir de la terre génératrice en gouvernant les forces (à la fois destructrices et créatrices), représentées par les deux serpents. La structure de la robe rappelle presque l’armure d’une femme guerrière, et met en valeur les formes corporelles découvertes qui semblent faire irruption sur la scène de la représentation artistique, avec une force qui veut convaincre de la possibilité de garantir la continuité même de l’espèce humaine.

KouroiLa représentation du corps humain atteint des niveaux très élevés dans l’art grec, dès la période archaïque.

Les principaux types de sculptures archaïques sont les Kouroi, de jeunes hommes nus fixés dans l’acte d’avancer la jambe gauche. Leurs bras sont tendus le long de leurs côtés et leurs poings sont serrés. Leur regard est fixe et leur bouche esquisse à peine un sourire, tandis que leurs longs cheveux sont rassemblés en tresses. Le caractère presque abstrait des figures archaïques cédera plus tard la place à des figurations naturalistes qui conduiront à l’évolution du concept d’art comme mimesis.

Les grands sculpteurs du Ve siècle sont Myron, Polyclitus et Phidias.

À l’époque du “second classicisme”, des expressions d’une plus grande sensibilité émotionnelle ont commencé à apparaître dans l’art, du ventre en particulier. Scopas, Praxitèle et Lysippe au IVe siècle avant J.-C. représentent le développement de cette tendance. C. représenter les développements.

Praxitèle, en particulier, avait la capacité de rapprocher la divinité de l’homme par le simple fait d’humaniser ses œuvres. Aphrodite de CnideAphrodite de Cnide, représentée inhabituellement nue, semble venir de terminer un bain. Elle est comme imprégnée d’une note de sensualité langoureuse, et le classicisme austère de la figure se dissout dans une attitude humaine, grâce aussi aux doux dégradés de clair-obscur utilisés par le sculpteur. Les bronzes de Lysippe, en revanche, marquent la fin de la période classique et le début de la période hellénistique. Lysippus a revisité le canon de Polyclitus, en modifiant ses proportions et son équilibre spatial.  Les proportions de ses œuvres sont modifiées, ce qui donne une impression d’instabilité et de mouvement potentiel. Si nous regardons l'”Apoxyomenos”, nous pouvons voir les bras pliés vers l’avant, ce qui dénote une prise instable sur le corps.

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